Conversion de taillis-sous-futaie en futaie irrégulière sur plateaux calcaires : 20 ans plus tard

En 1995 commence la conversion en futaie irrégulière de 6000 ha de peuplements feuillus issus de taillis-sous-futaie dans le massif du Syndicat Intercommunal de Gestion Forestière de la Région d’Auberive (SIGFRA), en Haute-Marne, par l’ONF. En 1998, sont installés plus de 1000 placettes permanentes pour suivre l’évolution de ce massif. En 2017, le SIGFRA devient un site incontournable pour la Forêt irrégulière école. Les placettes permanentes sont remesurées en 2018 et 2019 et permettent de faire le bilan de 20 ans d’application des principes de la sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC) ou futaie irrégulière ! Toutes les données sont issues du rapport de 2020 de Benoit Méheux : Conversion des peuplements issus de taillis-sous-futaie. Il est disponible ici.

Le capital en légère hausse

En Sylviculture Mélangée à Couvert Continu (SMCC) à majorité de hêtre, le capital cible se situe entre 14 et 18 m²/ha. En 1998, il était de 16 m²/ha, il est désormais de 17 m²/ha.

Un accroissement peu élevé, classique des plateaux calcaires

L’accroissement des anciens taillis-sous-futaie peut être considéré comme faible.

La structure évolue lentement

En Sylviculture Mélangée à Couvert Continu (SMCC) ou futaie irrégulière, l’objectif est la production de gros bois de qualité. Le propriétaire cherche donc à maximiser la quantité de gros bois présents sur sa forêt. La structure visée ici par le propriétaire est à 50 % de Gros Bois, 30 % de Bois moyens et 20 % de Petits Bois (en surface terrière). L’évolution depuis 1998 est lente mais tend vers cet objectif.

La composition se diversifie

Le propriétaire souhaite augmenter la quantité d’essences présentes dans ces forêts pour des raisons économiques, de résilience face aux changements climatiques et écologiques. Cet objectif est vérifié.

La régénération a été multiplié par 10

La gestion pratiquée a permis l’installation de semis de la majorité des essences typiques des plateaux calcaires, de manière bien répartie dans le forêt, mais reste largement dominée par le hêtre.

Les perches en évolution croissante

La densité de perches est inférieure aux références de peuplements équilibrés, qui se situent plutôt à 40 perches/ha.

Un état initial pour la quantité de bois mort

Le volume total de bois mort est de 17,9 m3/ha. A titre de comparaison, une Réserve Biologique Intégrale proche (Forêt domaniale d’Auberive), dans laquelle aucune exploitation n’a eut lieu depuis une cinquantaine d’années contient 33,5 m3/ha, mesurés selon le PSDRF.

Si vous souhaitez davantage d’informations, consultez le rapport complet disponible ici.